Atterrissage à haute valeur symbolique au Soudan dimanche : un avion de ligne de la compagnie nationale Sudan Airways s’est posé à l’aéroport de Khartoum la capitale, le premier depuis plusieurs mois et l’un des seuls depuis le début de la guerre, il y a bientôt trois ans. En octobre 2025, l’arrivée d’un précédent appareil avait été immédiatement suivie par des attaques de drones menées par les Forces de soutien rapide sur l’aéroport qui ont empêché sa réouverture et la reprise des vols domestiques.
L'avion de ce 1er février a effectué un vol entre Port-Soudan, sur la mer Rouge, et l'aéroport de Khartoum, a indiqué l'Autorité de l'aviation civile dans un communiqué. À son bord, se trouvait le Premier ministre Kamil Idriss. Le nombre total des passagers n'a pas été précisé.
Ce vol marque, selon le directeur général de l'Autorité, la « reprise effective des opérations de l'aéroport », qui avait cessé son activité depuis le début du conflit en avril 2023 entre l'armée régulière et les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR). Aucune information n'a été donnée sur le nombre de vols intérieurs prévus, ni sur une éventuelle reprise des liaisons internationales depuis la capitale
Un appel aux financiers internationaux pour la reconstruction de Khartoum
Trois semaines après l'annonce du retour officiel du gouvernement soudanais à Khartoum, cette annonce d’une liaison régulière avec Port-Soudan est avant tout un message envoyé par les autorités aux bailleurs de fonds internationaux selon Roland Marchal, chercheur à Sciences Po Paris.
« Le gouvernement essaie de montrer que la normalisation, le contrôle et la sécurisation du territoire sont acquis. Et que donc, il est aujourd'hui possible d'accueillir les populations certes, mais d'abord les financements internationaux pour la reconstruction de la capitale du pays », explique-t-il au micro de Carol Valade pour RFI.
Désormais, les dirigeants du Soudan « se tournent vers les pays du Golfe, à commencer par l'Arabie saoudite et le Qatar, en espérant qu'ils feront preuve d'une très grande générosité » pour la reconstruction de Khartoum. « Depuis plusieurs mois, des investisseurs privés saoudiens sont présents à Port-Soudan » et « des discussions sont menées sur la reconstruction de la capitale, sans que l'on sache très bien jusqu'à quel point elles ont évolué », poursuit Roland Marchal. « C'est comme ça aussi qu'on va juger la capacité de ce gouvernement et son intérêt pour les populations civiles », conclut-il.
L'avion de ce 1er février a effectué un vol entre Port-Soudan, sur la mer Rouge, et l'aéroport de Khartoum, a indiqué l'Autorité de l'aviation civile dans un communiqué. À son bord, se trouvait le Premier ministre Kamil Idriss. Le nombre total des passagers n'a pas été précisé.
Ce vol marque, selon le directeur général de l'Autorité, la « reprise effective des opérations de l'aéroport », qui avait cessé son activité depuis le début du conflit en avril 2023 entre l'armée régulière et les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR). Aucune information n'a été donnée sur le nombre de vols intérieurs prévus, ni sur une éventuelle reprise des liaisons internationales depuis la capitale
Un appel aux financiers internationaux pour la reconstruction de Khartoum
Trois semaines après l'annonce du retour officiel du gouvernement soudanais à Khartoum, cette annonce d’une liaison régulière avec Port-Soudan est avant tout un message envoyé par les autorités aux bailleurs de fonds internationaux selon Roland Marchal, chercheur à Sciences Po Paris.
« Le gouvernement essaie de montrer que la normalisation, le contrôle et la sécurisation du territoire sont acquis. Et que donc, il est aujourd'hui possible d'accueillir les populations certes, mais d'abord les financements internationaux pour la reconstruction de la capitale du pays », explique-t-il au micro de Carol Valade pour RFI.
Désormais, les dirigeants du Soudan « se tournent vers les pays du Golfe, à commencer par l'Arabie saoudite et le Qatar, en espérant qu'ils feront preuve d'une très grande générosité » pour la reconstruction de Khartoum. « Depuis plusieurs mois, des investisseurs privés saoudiens sont présents à Port-Soudan » et « des discussions sont menées sur la reconstruction de la capitale, sans que l'on sache très bien jusqu'à quel point elles ont évolué », poursuit Roland Marchal. « C'est comme ça aussi qu'on va juger la capacité de ce gouvernement et son intérêt pour les populations civiles », conclut-il.

